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Origines

Le cacaoyer (Theobroma cacao de son nom scientifique) est un arbre tropical fragile qui pousse à l'état sauvage à l'ombre des géants de la forêt Amazonienne. Domestiqué il y a environ 3000 ans, on produit du chocolat, du beurre et de la poudre de cacao à partir des fèves contenues dans ses fruits.
Le cacaoyer à l'état naturel

Le cacaoyer est originaire d'Amérique du Sud, où il pousse à basse altitude au pied de la Cordillère des Andes et dans la forêt Amazonienne. 
D'une dizaine de mètres de haut, sa relative petite taille lui permet de profiter de l'ombrage des grands arbres qui l'entourent. Il a besoin d'une température moyenne de 25°C toute l'année et d'une humidité de 80 % environ. En deçà de 10°C, il gèle.

Ses fleurs mesurent à peine 1 cm de diamètre et possèdent cinq pétales blancs teintés de rose. Seule une fleur sur 200 donnera un fruit, que l'on appelle « cabosse ». Au final, un cacaoyer produit entre 40 et 60 fruits par an.

Les cabosses ressemblent à de petits ballons de rugby. Elles ont la particularité de pousser le long du tronc et sur les grosses branches de l'arbre. De couleur vert-jaune, rouges ou violacées, en fonction de la variété, elles contiennent 30 à 40 graines entourées de pulpe qui servent à faire le cacao : ce sont les fèves.   Sous le climat équatorial, il n'existe pas vraiment de saisons, le cacaoyer produit donc des fruits en continu. Dès que l'on s'en éloigne, il y a en général deux récoltes : une au printemps et l'autre à l'automne. Les plantations sont exploitables pendant 30 à 50 ans. Au-delà, la terre est épuisée.  

 

La reproduction du cacaoyer

Une autre particularité du cacaoyer tient au fait que ses fruits, une fois mûrs, sèchent sur l’arbre et y restent accrochés sans libérer les fèves. Il n'a donc pas la possibilité de se reproduire par lui-même. Heureusement, la nature fait bien les choses : les rongeurs cassent la coque des cabosses pour déguster la pulpe acidulée et sucrée qu'elles contiennent, et rejettent les fèves (trop amères pour leurs papilles) un peu plus loin. C'est ainsi que de nouvelles variétés de cacaoyers sont nées, chaque fois différentes en fonction du climat, de l'hygrométrie, de l'altitude ou de la nature du sol.

C'est sans doute en sélectionnant les meilleurs d'entre-elles que les populations mésoaméricaines ont progressivement conservé trois des quatre grandes variétés que nous connaissons aujourd'hui. Une « sélection génétique » avant l'heure.

 

 

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